Nous vivons nous nos dernières fêtes de fin d’année

Vivons-nous nos dernières fêtes de fin d’année ?

Ce n’est pas un vœu, mais une réflexion qui va dans le sens de l’évolution de notre société.

Le Tabou, le grisbi est colossal, toucher aux sacro saintes fêtes de fin d’année ! Qui osera s’y attaquer ? Intouchable symbole religieux, allégorie du Dieu tout puissant !

Surconsommation de produits manufacturés, Surconsommation alimentaire, gaspillages, Consommation énergétique, transports pour l’acheminement des cadeaux, feux d’artifices, spectacle de millier de drones luminescents, sapins naturels ou artificiels, guirlandes, boules de noël…

Illuminations de fêtes de fin d’année

En quelques semaines la dilapidation de nos ressources prend un rythme effréné. 140 millions de tonnes c’est le gaspillage de nourriture estimé par la revue Frontiers in Nutrition (en août 2019). Ces gabegies qui conduisent certains à préparer leur corps à ces excès, foie, rein, puis l’après, nécessitent aussi méthodes et contraintes, cure de détox, diète, drainage lymphatique, séances de sport…

Manger une grande quantité d’aliments riches en gras et en sucres, peut faire sécréter des taux extrêmement élevés de dopamine, un appel pour nos corps à toujours plus de dopamine (ou hormone du plaisir), adrénaline, cortisol, sucre, insuline… Après le plaisir surviennent les contrecoups : ballonnement, puis surviennent des douleurs abdominales, des nausées, vomissements, diarrhées et une fatigue générale.

Comment quantifier la surconsommation ?

Une gageure assurément, ces éléments sont difficilement quantifiables, l’écart est incommensurable, entre la consommation alimentaire « normale » et la consommation de ces jours de fêtes où l’on s’autorise tout ou presque. La limite semble être pour chacun de trouver l’équilibre entre ses moyens financiers, sa satiété et la taille de son estomac !

Surconsommation de produits manufacturés, cadeaux inutiles ! Il faut avoir un comportement éco-responsable ! Certains proposent de laisser choisir le cadeau par le destinataire pour que le cadeau soit utile. Que devient le plaisir d’offrir ? La surprise d’un cadeau inattendu, inespéré ou original ? L’acte intemporel de faire une folie (budgétaire) pour faire tout simplement plaisir à l’autre ?

Une grande majorité des produits manufacturés proviennent de l’Asie du Sud-Est et de Chine ce qui entraine une pollution massive par le rejet excessif de CO² dans l’atmosphère.

80 % du transport mondial de marchandises se fait par voie maritime (Forum international des transports de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE)) avec une croissance annuelle de 3,2 % d’ici à 2022. Un chercheur américain, James J. Corbett. A expliqué sur la BBC en 2009 un calcul théorique. Son but : alerter sur la pollution aux oxydes de soufre due au secteur du transport maritime. Il a calculé que si 16 transporteurs utilisaient le pire carburant disponible, ils émettraient autant de dioxyde de soufre que toutes les voitures du monde roulant avec le meilleur carburant disponible. Les émissions du transport maritime international ont atteint 1120 milliard de kilos de CO2 en 2007, soit près de 4,5% du total des émissions.

Des cadeaux ! d’aucuns proposent le don aux associations pour éviter le piège de la surconsommation pour que celle-ci puissent faire des cadeaux. Pas si sûr que votre argent soit utilisé de façon très éco-responsable ! Preuve tangible le nombre de courriers postaux et de goodies en tout genre qui nous sont adressés pour finir très majoritairement à la poubelle. La proportion de ressources englouties dans les associations en frais de fonctionnement oscille entre 1% et… 55% !

Amnesty International France consacre toujours d’après le magazine Capital 13% de son budget à son fonctionnement et 29% à la collecte de dons.

5,8 millions de sapins de Noel naturels sont vendus en France en 2018. L’histoire se répète ainsi chaque année. D’aucun peuvent se dérober en prétextant que près de 80 % des sapins naturels qui sont vendus en France sont cultivés en France (2 Millions de Sapins proviennent de Belgique, du Danemark et d’Europe de L’Est). La culture s’étend sur environ 5 000 ha et sur 46 départements, essentiellement dans le Morvan (Bourgogne) et en Franche-Comté.

Les pesticides utilisés pour cette culture polluent les nappes phréatiques même si les exploitants expliquent qu’ils utilisent cinq fois moins de pesticides qu’il y a 10 ans. Le recyclage et la transformation en copeaux de bois ou composté reste rarissime. On voit par contre fleurir ces plastiques pollueurs et dorés vendu pour Handicap international qui les renferment une fois utilisés.

« En 2017, en France, pour alimenter les illuminations de Noël, la puissance électrique nécessaire s’élève à 1 300 mégawatts (MW) de mi-octobre à début janvier. 75 % de cette surconsommation est due aux éclairages chez les particuliers », indique l’Association française de l’éclairage (AFE). Cela correspond au fonctionnement d’environ 130 millions d’ampoules de 100 watts ou 65 millions de systèmes informatiques. A titre de comparaison, Un réacteur nucléaire produit en moyenne 900 MW soit chaque mois 500 000 MWh, ce qui correspond à la consommation de 400 000 foyers environ. Les illuminations mobilisent pour la France seule un et demi réacteur nucléaire (un réacteur nucléaire et demi) pendant trois mois. A l’échelle mondial l’impact est titanesque. Il faut ajouter à cette usage excessif d’énergie les pollutions liées à la production électrique dans les autres pays où elle est majoritairement produite au moyen d’énergies fossiles (fioul ou produits pétrolier, charbon).

La question pouvait paraitre saugrenue, sortie d’un délire paranoïaque, pointant le Satan capitaliste de la surconsommation. Loin de vouloir créer un monde utopique où le mode de vie et de consommation actuel serait radicalement gommé irrémédiablement sur le champ, mon discours est de nous interroger et de mener une réflexion. A chacun d’apporter ses réponses, son jugement et son esprit critique ou d’ouverture pour méditer, analyser et approfondir les aspects économiques idéologiques, écologiques ou philosophiques.

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