Quel rôle pour l’Etat ?

Il y a un énorme malentendu sur le rôle de l’Etat :

  • A- Est-il de fournir des services publics de qualité également à tous les citoyens ?
  • B- Ou est-il d’aider financièrement la moitié de la population dont les revenus sont faibles ou inexistants grâce à des impôts prélevés sur l’autre moitié ?

Choix existentiel fondamental ! Car si tu réponds : « Les deux, mon général », tu es influencé par ce que fait notre Etat aujourd’hui, à savoir la priorité A : répondre aux demandes d’aides des jeunes, des retraités, des agriculteurs, des maires, des pêcheurs, des entreprises, des parlementaires, etc. Mais ce n’est pas son rôle : c’est une déformation de son rôle à laquelle nous nous sommes de plus en plus habitués depuis 50 ans.

Et quand l’Etat priorise A, B passe à la trappe : les services publics se dégradent.

Tu crois que je dis cela parce que je suis de droite. Erreur : je ne suis ni de droite, ni de gauche ! Je défends l’intérêt général : et en particulier je défends « l’égalité » des services rendus par l’Etat à tous les citoyens sans discrimination entre les citoyens, comme « l’égalité » des chances offertes à tous, surtout dans l’éducation.

Je défends aussi la « liberté » la «fraternité », mais la cause principale de notre décadence est liée aux excès de liberté et de fraternité offerts par l’Etat sans contrepartie.

Je te donne quelques exemples :

  • L’Etat forme ses cadres quasiment gratuitement, avec en plus des aides financières (logement étudiant, restaurant universitaire…) : il est légitime qu’en contrepartie les bénéficiaires aient l’obligation d’assurer certains services durant leur vie professionnelle. Par exemple pratiquer en cabinet un certain nombre d’années et assurer des gardes pour les médecins.
  • Un chômeur, par définition, ne travaille pas. Il est sensé passer une partie de sa semaine à chercher un nouvel emploi, mais il devrait assurer pour une fraction de son temps des services à la communauté, à la municipalité ou à l’accompagnement des élèves des écoles, tenant compte de ses qualifications.
  • D’une façon générale, une subvention ou aide publique n’est pas un droit, ni un cadeau : elle ne doit être accordée et maintenue que si le bénéficiaire fournit une contrepartie contractuelle justifiant la contribution fournie par les autres citoyens.

Chacun doit aider son prochain : la générosité, la bienfaisance, les dons aux fondations et associations caritatives sont encouragées, notamment par la fiscalité. Il faut maintenir cela.

Mais il ne faut pas que l’Etat continue à verser entre 40 et 60 milliards d’euros par an (selon les différentes études publiées) à des milliers d’associations faisant la même chose, sans contrôle et sans contreparties.          

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L’Etat doit revenir à son rôle premier : assurer les meilleurs services publics possibles aux citoyens, et cesser de se disperser sur des missions soit qui peuvent être mieux remplies par l’entreprise privée ou les associations.   

RB

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