FIFA Le sexisme n’est pas toujours où on le voie !

A deux jours de la fin de la coupe du monde 2018 en Russie, la Fifa a demandé aux diffuseurs TV d’arrêter de filmer des gros plans sur les spectatrices en tenue sexy présentes dans les stades.

Il s’agit sans doute pour la Fifa de préparer la prochaine coupe du monde au Qatar…

Supportrice Française Coupe du Monde 2018

 

Le sexisme c’est avant tout de faire une différenciation entre les supporters de sexes différents. En quoi montrer un homme serait plus pertinent que montrer une femme ?

Sur quel critère la Fifa va-t-elle se baser pour établir les caractéristiques d’une supportrice « sexy » ?

La discrimination n’est-elle pas d’établir un filtrage de « genre » ?

Montrer des femmes dans les stades,c’est montrer que la population de supporters est mixte, variée, hétéroclite. Que l’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas en filmant quelques jolies femmes que le nombre de spectateurs mâles va augmenter dans les stades. A contrario, cela pourrait amener certaines à considérer que les stades ne sont pas la chasse gardée des hommes, mais qu’elles aussi y ont leur place.

La Fifa comme la majorité des institutions du foot, peut être considérée comme sexiste. Il y a bien un problème, mais de l’autre côté de la caméra. Selon l’instance internationale, 270 millions d’hommes et 30 millions de femmes joueraient au football dans le monde. Si la population d’hommes reste stable, il en va tout autrement dans l’univers féminin où le football est de plus en vogue.

En cent onze ans d’existence, une seule femme a réussi à prendre place au comité exécutif de la Fifa, la Burundaise Lydia Nsekera. Cherchez l’erreur !

Au niveau national, Corinne Diacre, ancienne internationale est la seule femme à entrainer des professionnels, à Clermont, en Ligue 2. Sur les bancs de touche français on ne compte qu’une seule technicienne en D1 féminine, l’ex-internationale Sarah M’Barek.

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