De Fillon à Benalla, intrigues et jeux de pouvoir

La cellule dormante mise en place pour l’évictions de Fillon de la présidence de la république a été réactivée. Comme pour la précédente opération le timing était prépondérant.

Si vous vous rappelez bien, les éléments de « l’affaire Fillon » ont été révélés après la primaire de la droite et du centre. Fillon était de fait le candidat légitime de la droite. Les battus ne pouvaient se prévaloir d’aucune légitimité, pas plus qu’un nouveau venu.

De chevalier Blanc Monsieur Fillon est passé à chevalier sans tête !

Le timing du teaser était un chef d’œuvre à chaque révélation on pensait que c’était la dernière !

Et non !

Face aux risques de voir s’envoler la cote de popularité de Emmanuel Macron en cas hypothétique de victoire des bleus lors de la coupe du monde, l’opération Sicarius a été réactivée (Sicarius du nom d’une araignée mortelle à 6 yeux, autre particularité, elle s’enterre et s’embusque pour surprendre ses proies).

Bien entendu comme lors de la précédente « affaire » aucun des leaders n’est apparu au grand jour de peur d’être trahi par une photo, une vidéo ou des écoutes. Ce sont les fidèles lieutenants qui se sont chargés de mettre en place la trame de ce que l’on appellera plus tard « l’affaire d’Etat Benalla ».

C’est Edwy Plenel qui a mis le feu aux poudres quand le sulfureux président de Médiapart a contacté dès le 3 Mai 2018 Jean-Luc Mélenchon pour le prévenir qu’il détenait une vidéo d’un proche de Emmanuel Macron en train de molester un manifestant. Les échanges par la suite ont eu lieu entre le bras droit de Jean-Luc Mélanchon, Alexis Corbière, Député élu en Seine-Saint-Denis et ancien Membre de la Ligue communiste révolutionnaire, et un proche collaborateur de Edwy Plenel, en la personne de Godefroy Beauvallet. Godefroy Beauvallet c’est fait connaitre en tant que responsable internet de la campagne présidentielle de Ségolène Royal (2007).

Les deux hommes se sont rencontrés une seule fois au Will, restaurant proche des bureaux de Médiapart, un bistrot aux allures vintage et soignées, situé Rue Crozatier.

La stratégie a été définie le 3 mai lors de ce déjeuner et n’a pas évolué dans les jours et les mois qui ont suivi. Seul la date du lâcher du scoop restait à fixer.

Marine Le Pen a eu vent de la « vidéo » par « Génération nation » nouveau patronyme de la section jeunesse du parti d’extrême droite. C’est son président Jordan Bardella, 22 ans, invariablement vêtu d’un costume bleu marine, qui lui a transmis la nouvelle.

Les extrêmes se rejoignant et ayant plus de connivences qu’on ne pense, un bref coup de fil à Edwy Plenel pour confirmer ses sources, et la voilà dans la confidence de l’opération Sicarius.

Etonnamment c’est Jordan Bardella qui fut chargé de la coordination avec le duo Corbière-Beauvallet. Pourquoi Jordan Bardella, peut-être parce que dévoué corps et âme à sa présidente était déjà dans la confidence.

Ce qui a sûrement le plus surpris la coalition de l’opération Sicarius ainsi reformée, c’est l’appui inespéré qu’allaient leur apporter d’autres protagonistes des plus inattendus.

Pour mieux cerner le problème sachez que Le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) est une unité de la police nationale française et de la Gendarmerie nationale, rattaché administrativement au Service de la protection (SDLP). Les policiers sont issus du SDLP et les gendarmes de la Force Sécurité Protection du GIGN.

Cette oligarchie voyait d’un très mauvais œil qu’un vulgaire civil Monsieur Benalla ait pu s’immiscer dans leurs affaires. Le GSPR est actuellement dirigé par un colonel de Gendarmerie, Lionel Lavergne, son adjoint est un policier. Gendarme et Policier un couple qui a toujours eu du mal à fonctionner ajouter un civil et triumvirat finira en pugila. Pour ne pas porter atteinte à la sécurité de notre président, je tairais ici le nom des protagonistes qui ont apporté leur aide à cette machiavélique machination.

L’impensable est arrivé, la France a gagné la coupe du monde de Football !

Hors de question de voir la France basculer dans l’euphorie et de voir Emmanuel Marcron caracoler en tête dans les sondages. Ces sordides raba joie vont s’employer à saper le moral des Français qui en ce 16 Juin 2018, n’ont d’yeux que pour leurs bleus et l’unité de la nation enfin retrouvée.

Pour nos trois acteurs politiques, hors de question de laisser jouer une telle partition. C’est en divisant que l’on parvient à régner !

N’est-ce pas comiquement un des enseignements de la victoire d’Emmanuel Macron aux élections présidentielles ?

C’est au moment où il a le plus besoin d’unité pour dérouler le flot des réformes qui doivent remettre la France sur les bons rails que ces misanthropes vont abattre leurs cartes pour tenter de faire vaciller la présidence.

Quel drôle de jeu que cette farce politique qui pousse des individus avides de pouvoir à saper l’unité de la nation pour rassasier leurs égos et leur soif de reconnaissance. Le sentiment qu’ils devraient le plus rechercher, convoité, ne devrait-il pas être le bonheur, le bonheur de voir s’illuminer les yeux des français de la fierté de leurs couleurs et des couleurs qui la compose.

 

Bien entendu comme vous en doutez ceci est une fiction et toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite.

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